Le Taekwondo en Côte d’ivoire : un sport en vogue

Les héros du Taekwondo en Côte d'Ivoire
Les héros du Taekwondo en Côte d'Ivoire

Le taekwondo serait en phase de dépasser le football en cote d’ivoire. Que ce soit en termes de victoires ou d’adeptes. On constate que de nombreux enfants, s’inscrivent à ce sport et souhaitent devenir les futurs ‘’Cheikh Cissé’’ ou ‘’Ruth Gbagbi’’.

Les héros ivoiriens du taekwondo

On se souvient tous du sacre de Cheick Cissé, qui a réveillé la cote d’ivoire, endormi a la suite des échecs des éléphants joueurs. En effet, c’était un moment inoubliable, qui lancera la carrière des athlètes du taekwondo mais aussi qui propulsera ce sport, un peu méconnu des ivoiriens. Rappelons que c’était lors des JO de 2016 à Rio de Janeiro. Le triple champion d’Afrique de 26 ans remportait alors la seule médaille d’or olympique de son pays dans la catégorie des moins de 80 kg. Sa compatriote Ruth Gbagbi, 25 ans, a, elle, décroché la médaille de bronze lors de ces mêmes jeux dans la catégorie des moins de 67 kg. L’Abidjanaise deviendra même championne du monde l’année suivante au pays du taekwondo, en Corée du Sud.

Cheick cissé-Taekwondo Côte d'Ivoire
Cheick cissé-Taekwondo Côte d’Ivoire

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La relève du Taekwondo en Côte d’Ivoire est assurée

Selon un reportage du journal le monde, les jeunes ivoiriens s’intéressent de plus en plus au taekwondo et ce sport est en deuxième position derrière le football. Il pourrait peut-être lui rafler la première place. Toujours selon ce média, qui est allé à la rencontre des juniors du taekwondo lors d’un tournoi de sélection, ‘’les jeunes champions veulent ressembler à Cheick et Ruth’’. Ainsi, Christopher Agbidi  médaillé d’or chez les juniors est formel : il veut ressembler au « grand Cheick Cissé et faire mieux encore ». Le jeune homme de 17 ans compte passer son baccalauréat en fin d’année puis se consacrer pleinement à l’art martial. « Ce sport me passionne depuis l’âge de 6 ans. J’ai les capacités, la volonté. Je sais que je peux réaliser mes rêves, voyager et devenir un grand taekwondoïste ivoirien » peut-on lire dans ‘’le monde’’.

Le taekwondo en force en côte d’ivoire

Ruth Gbagbi-Taekwondo en Côte d'Ivoire
Ruth Gbagbi-Taekwondo en Côte d’Ivoire

Le succès du taekwondo est impressionnant. En dix ans, le nombre de licenciés est passé de 16 000 à 40 000 personnes, faisant de l’art martial le deuxième sport du pays, devant l’athlétisme et le basket. Et à en croire le petit monde de ce sport à Abidjan, l’homme providentiel se nomme Daniel Cheick Bamba. L’ancien ministre de l’intérieur de 2006 à 2007 et grand passionné de taekwondo, à la tête de la fédération depuis 2009, a mis en place de nombreuses réformes de professionnalisation et de démocratisation de l’art martial.

Cheick et Ruth en Europe pour relever le niveau

Les athlètes Ruth Gbagbi et Cheick Cissé, en grande préparation pour les championnats du monde qui se déroulent à partir du 15 mai à Manchester, en Angleterre, ont bénéficié de bourses pour s’entraîner en Espagne. Et font rêver les plus jeunes.

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Petite histoire du Taekwondo en Côte d’ivoire

Aujourd’hui, 355 clubs sont répartis dans toutes les régions du pays. Ce sport est discrètement arrivé sur le sol ivoirien grâce au grand maître sud-coréen Kim Young Tae, spécialement venu en Côte d’ivoire en 1968 pour former des maîtres ivoiriens. « Et si désormais il plaît, c’est parce qu’il est accessible et olympique. Les sportifs préfèrent aller vers un art martial qui peut les couvrir de gloire », assure le président de la fédération, qui supervise de près la construction du Palais du taekwondo, futur nid de champions, financé en partie par la Corée du sud et qui sera inauguré en décembre.

Un outil éducatif

Il a quand même fallu un peu de temps pour « anoblir le taekwondo ». Au début, l’art martial pieds-poings était perçu comme un sport de voyou ou de bagarreur. « On a dû convaincre les familles, se souvient M. Cheick Bamba. Mais c’est de l’histoire ancienne car, aujourd’hui, le sport est pratiqué à tous les niveaux. Toute une génération de hauts cadres ivoiriens est même taekwondoïste dans l’armée, la police, la gendarmerie, chez les universitaires. Et même parfois parmi les plus hauts placés, comme le président de la Cour suprême, les ministres et le chef de l’Etat, qui ont eux-mêmes pratiqué ce sport. Forcément, ça rassure. »

Le taekwondo en Côte d’Ivoire, un sport utile mais coûteux

Les parents se sont donc peu à peu tournés vers cette nouveauté et voient cet art martial comme un outil éducatif. « Le taekwondo, c’est la discipline, le courage, le goût de l’effort, le respect de la hiérarchie et le développement harmonieux du corps », estime Karim Ouattara, qui a poussé ses deux fils sur les tapis. Dans ses clubs, il faut débourser pas moins de 200 000 francs CFA (300 euros) par an pour la compétition. Ce qui n’est pas à la portée de tous dans un pays où le SMIC est de 60 000 francs CFA (90 euros) par mois.

Source: le Monde.fr

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